Lundi 29 mars 2010
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Quelques mots sur mon sejour a Bombay entre fin janvier et mi-mars, pour suivre des cours de sitar et chant a "Sangit Mahabharati"...
Apres avoir passe les 15 premiers jours chez une chretienne fanatique, j'ai enfin "mon" appart. En fait, j'etais censee etre logee a l'ecole, mais au dernier moment, toutes les salles etaient
prises pour des exams. Il a donc urgemment fallu me trouver une chambre, operation difficile dans la ville la plus chere d'Inde. J'ai donc loue une chambre chez une femme et sa fille, un phenomene
de paranoia et d'emmerdements. Mais miracle, une fille rencontree depuis peu me sous-loue son appart qu'elle quitte un mois avant la fin de son preavis : le bol !! Je commencais a saturer de la pop
chretienne, le meme morceau au reveil, au coucher...

la salle ou j'ai passe toutes mes matinees...
Ensuite, pas simple a raconter : c'etait un peu tous les jours pareil. L'ecole quoi !! En gros j'y etais tous les jours pour jouer ou suivre les cours. C'etait un chouette quotidien, rien de
dementiel mais plein de petites choses...
Souvent, au moins une fois par semaine, il y avait des concerts : c'est ce qui est vraiment bien a Bombay, j'ai pu voir un paquet de concert et de bons musiciens. Et au fur et a mesure, on finit
par rencontrer des gens a ces concerts : c'est comme a Grenoble, toujours les memes tetes!

la, c'est un concert de Kartick Kumar (en bleu) avec son fils Niladri
(a droite) qui jouent du surbahar, accompagnes au tabla par Kalinath Misra (celui qui concurrence Moliere) et au tampura par une illustre inconnue : leur nom n'est quasiment jamais cite. Le
surbahar est plus gros que le sitar, et sonne plus grave : il dialogue avec le tabla, tandis que le tampura repete inlasablement les memes deux notes de base, le "bourdon".
La musique indienne classique, peu ecoutee aujourd'hui, a quelques difficultes a survivre - elle a donc besoin de nombre de sponsors pour chaque evenements, resultat : toutes mes photos (ou
presque) de concert ont une grosse pub en toile de fond!

Et j'ai fini par apprecier cette ville que je trouvais monstrueuse au depart, si etouffante. Meme que j'avais plus envie de partir!!
C'est etonnant, comme une ville qui aurait pousse au milieu d'une jungle : au debut je ne voyais que les desagrements de la trop grosse ville, et j'ai realise qu'il y avait un nombre incroyable
d'arbres, palmiers, cocotiers, et d'oiseaux.

partout c'est comme ca : les murs sont construits
autour des
arbres - c'est pour ca qu'il y en a autant !
Scenes de vie ordinaires : un chat indien qui roupille, confortablement installe dans une poubelle...
... et un Indien, qui fait une sieste peinard au milieu des bouchons.